le bonjour de lucien

Coucou je suis Lucien le petit merle

aujourd'hui c'est ma fête

mais en Bretagne c'est pas ma fête

ça caille ici

et en plus à la ferme j'ai promis de ne pas manger Sylvère

et ses frères

heureusement que Tad Coz met des restes sur la pelouse

car il n'y a pas chouïa à manger par ici

tout est gelé

c'est dur l'hiver

les chats de la ferme sont plutôt gentils

ils ne chassent pas beaucoup

il y a Andy le berger allemand

qui fait du bruit vers nous

mais même pas peur de lui

il est plus « grande gueule » que méchant ce chien


ici toujours froid et neige

c'est beau mais pas pratique


Tad Coz est tout heureux

que son poème

ait réveillé

chez beaucoup d'entre vous

des souvenirs de jeunesse

il en connait encore plein d'autres

qu'il vous fera redécouvrir plus tard

 moi je vous présente celui de


Le merle

Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d'espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C'est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L'hymne d'avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse ;
L'Arve jaunit le Rhône bleu,
Et le salon, tendu de perse,
Tient tous ses hôtes près du feu.

Les monts sur l'épaule ont l'hermine,
Comme des magistrats siégeant.
Leur blanc tribunal examine
Un cas d'hiver se prolongeant.

Lustrant son aile qu'il essuie,
L'oiseau persiste en sa chanson,
Malgré neige, brouillard et pluie,
Il croit à la jeune saison.

Il gronde l'aube paresseuse
De rester au lit si longtemps
Et, gourmandant la fleur frileuse,
Met en demeure le printemps.

Il voit le jour derrière l'ombre,
Tel un croyant, dans le saint lieu,
L'autel désert, sous la nef sombre,
Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie,
Car son instinct pressent la loi.
Qui rit de ta philosophie,
Beau merle, est moins sage que toi !

 

une petite blague pour commencer la journée:

 

Le bien, le mal et la bouse de vache

Un petit oiseau tombé du nid est complètement gelé.

Passe un fermier qui, voyant cette pauvre petite bête sur le point de mourir de froid, la dépose délicatement dans une bouse de vache.

L'oisillon tout heureux se met alors à siffloter.

Un renard l'entend, se dit "tiens, voilà mon dîner" et s'approche.

Il retire le piaf de sa bouse, l'essuie et hop !

le gobe.

Moralité :
1. Ce n'est pas parce qu'on te met dans la merde qu'on te veut forcément du mal.
2. Ce n'est pas parce qu'on te sort de la merde qu'on te veut forcément du bien.
3. Quand tu es dans la merde, ferme-la.

bonne journée

 

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