le dimanche : la queue à la boulange

Bonjour

pour changer un peu il pleut

j'ai beau aimer ma Bretagne quand elle pleut

cela commence à m'énerver quand même

à Guingamp le quartier de « sainte croix » est inondé

 

 

hier

nous avons passé une super journée en compagnie de Yannick, de sa famille

et de ses copains

pour fêter son départ en retraite

merci pour ce moment de bonheur

 

aujourd'hui c'est la saint Romain

bonne fête aux Romain

et aux gaulois !!!!!!!!!!!!!!!

                    

 

aujourd'hui c'est dimanche

et si on allait à « la boulange » faire la queue:

La queue à la « boulange »


C'est dimanche, ça fleure bon l'été. Le soleil s'est levé aux aurores, comme Roger, le boulanger qui prépare avec soin son pain. J'ouvre ma fenêtre, la bonne odeur de pain chaud embaume ma demeure. J'habite au 3 de la rue de Cornouaille, là juste à deux pas de la boulangerie qui est sise place de l'église. Il est onze heures, c'est l'heure de pointe à la boulangerie. La queue, petit à petit se forme à la « boulange ».Elle s'agrandit,s'allonge,plus ça va, plus il y a du monde. Il y en a même devant ma maison. Ils sont une vingtaine à attendre dehors leur tour. Et ça parlote et ça discute. Il y a Antonin,le vieux gredin et Pierre le fidèle supporter.

-Dis donc t'as vu Guingamp a gagné!

-Ouais,mais bon,ils ont quand même mal joué.

-N'importe quoi! Ils sont les meilleurs!

-Ouais, comme ma sœur quand elle bat le beurre!

Il y a aussi Germaine,avec toujours la même rengaine.

-Il fait beau messieurs dames.

-Hé! Oui, il fait beau messieurs mesdames.

-Moi je vous le dis: il fait beau messieurs mesdames!!

C'est son stratagème à Germaine, pour petit à petit remonter la file et resquiller ainsi deux ou trois places.

Hélas pour elle, le petit chenapan de Fernand, tout juste dix ans, ne la laisses pas passer.

-Dis donc,mère grand,puisqu'il fait beau,tu peux rester dehors attendre ton tour.

-Oh! les jeunes de maintenant,pas très complaisant,voire même insolent avec une pauvre vieille comme moi!

T'as vu ta dégaine et ta crête, petit blanc bec,on dirait mon coq!

- Pauvre Germaine, fous ta cagoule et va manger tes graines ma poule! Si je joues au coq, tu vas pas être déçu mère grand. Lui répond le chenapan.

La boulangère Bérengère, malgré tout le brouhaha de dehors reste impassible et garde son sourire.

- Et pour vous Marie Claire ce sera quoi?

- Je voudrais sept gâteaux de pâtisserie.

-T'as fait ton choix?

-Va pour deux éclairs au chocolat,un Paris-Brest,une religieuse,une tarte aux fraises et deux babas aux rhum

- Allez c'est parti pour....

-Attends, je réfléchis, mets moi plutôt:deux éclairs au café,et puis tiens à la place des babas, mets moi deux mokas et puis non,en fait, mets un baba et un moka et pour la tarte aux fraises, mets une tarte aux poires.

La Marie Claire a le don d'énerver le vieux Antonin

-Eh! Dis donc « la Marie Claire » pour le Paris Brest, tu ne veux pas un Guingamp -Paimpol en train à vapeur, parce que là tu n'as pas pris le TGV pour les choisir tes gâteaux. Penses un peu aux autres.

- Allez , allez, Monsieur Antonin, gardez votre calme. Ce sera quoi pour vous?

Lui demande avec gentillesse Bérengère, la boulangère.

-Heu! Moi . Je veux... Je veux... Et bien! Je veux quoi déjà? Une miche de deux livres!Ah! Non, ce n'est pas ça.

Elle m'a dit quoi déjà l'Augustine dans sa cuisine. C'est à cause de toi la Marie Claire. A force d'attendre,j'ai oublié ma commande.

-Eh ! Antonin, appelles la ton Augustine, lui suggère Fernand l'enfant de dix ans.

- Comment tu veux qu'elle m'entende?Pauvre fripon.

On habite quand même à 5 km d'ici, et en plus comme il est midi, voilà les cloches qui sonnent à toute volée,j'aurais beau crier, elle ne m'entendra pas. Elle est sourde comme un pot mon Augustine.

- Dis, le vieux Antonin,t'as pas encore compris qu'avec un téléphone portable c'est mieux pour appeler ton Augustine.

-Un portable, manquerais plus que ça.

Puisqu'elle veut un pain, je vais lui ramener un pain.

Allez mets moi une baguette, elle pourra me taper avec.

-Y a plus de baguette.

-Et bien flûte alors.

- Pas plus de flûte que de baguette.

-Va pour un petit plié coupé, et si je me suis trompé, dimanche ,c'est elle qui viendra et on verra.

-Et bonjour Amtealty, tu mijotes quoi aujourd'hui ?

-Le bonjour Gérard,pour moi pas de cuisine aujourd'hui ,je vais au restaurant,on va fêter la coupe de France à Guingamp.

-Salut Pierre. Dis donc ça discute dans les rangs.

-Ouais! Au fait t'as su que la mère Renée s'en est allée et que le père Gaston ne fait rien que de tourner en rond et de chanter toute la journée. Ses enfants vont être obligés de le placer, le pauvre homme, il est tout déboussolé.

-Tiens, voilà, Bérengère qui baisse le rideau.

La « boulange » ferme maintenant que la queue a disparue. D'ailleurs il n'y a plus de pain ni de pâtisserie.

Elle va aller retrouver son Roger de boulanger, la boulangère Bérengère.


Amtealty Bougnen

    

défi numéro 23 pour Brunô

  de la communauté des croqueurs de mots

"Queue à la boulangerie"

Ecrivez un récit

sur la base du lieu, du moment, des circonstances
 et des personnages suivants :
Dimanche matin l'été à 11 heures
La boulangerie place de l'église
Une longue file d'attente
la boulangère
une personne âgée essaye de resquiller
une mère de famille n'en finit plus de choisir des gâteaux
un homme envoyé par sa femme ne sait pas quel pain acheter.


1) Choisir un narrateur parmi les personnages
ou quelqu'un d'autre dans la file d'attente.
et écrivez votre récit.

2) Vous pouvez prolonger pour les plus boulimiques
en écrivant d'autres versions
en changeant de narrateur,
 de point de vue, de style , de ton
etc........
Limité à trois textes.

 

en voilà assez pour aujourd'hui

bonne journée

bisousssssssssssss

 

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Commentaires (1)

1. sophant 28/02/2010

Ben ici il pleut pas il vente....
Nous sommes dans la tempête depuis 6h du mat. Donc pas question de sortir pour l'instant.....
Du coup pas d'excuse pour ne pas faire le repassage.
Bisous

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