le lundi c'est une fleur.......

Lundi 16

la marguerite

nous dit aujourd'hui c'est ma fête

 

bonne fête à toi Marguerite

 

Sainte Marguerite Reine d'Ecosse

Au martyrologe, on relève vingt-et-une Marguerite (dont le nom signifie perle précieuse), depuis la jeune martyre, décapitée à Antioche vers 303, jusqu'aux deux religieuses guillotinées à Orange le 9 juillet 1794 : Marguerite de Justaumont et Marguerite Charransol. La Margaret anglo-saxonne fêtée aujourd’hui, arrive chronologiquement en seconde position, et mérita si bien son prénom que l’introït de sa messe, la salue comme admirable par son exquise charité envers les pauvres ; de plus, l'évangile (Matthieu XIII, 45-46) est la parabole de la perle précieuse.

Petite nièce du saint roi Edouard le Confesseur1 , née vers 1045, Marguerite naquit exilée en Hongrie où elle resta jusqu'à l'âge de neuf ans. Revenue en Angleterre, elle dut fuir l'invasion normande (1066), et se réfugier en Ecosse où elle fut accueillie par le roi Malcolm III2 qui l’épousa en 1070, au palais de Dunfermline3. En vingt-trois ans de mariage, ce couple exemplaire eut huit enfants : six garçons (Edouard, Ethelred, Edmond, Edgard4, Alexandre5, David6) et deux filles (Edith7 et Marie) dont deux auront l’honneur des autels (David, roi d’Ecosse, et Edith, reine d'Angleterre).

Malcolm III était un rude guerrier, peu lettré, bien qu'il parlât trois langues vivantes, mais profondément amoureux et admiratif de sa femme qui, avec intuition et tact, devint l’inspiratrice des réformes du royaume : plusieurs conciles nationaux où la reine s’entretenait doctement avec les théologiens et les pontifes, ramenèrent les Ecossais aux pratiques romaines ; rappel des commandements de l'Eglise, spécialement la communion pascale et le repos dominical ; extirpation des rites païens, fâcheusement mêlés au culte, surtout pendant la messe ; proscription des mariages entre proches parents ; début du carême fixé au mercredi des cendres ; fondation d'une abbaye locale sur le modèle de Cluny ; construction d'une église dédiée à la Sainte Trinité.

Chaque matin de l'avent et du carême, la souveraine lavait les pieds de six pauvres et soignait personnellement neuf orphelins, puis, l'après-midi, avec le roi, elle servait trois cents miséreux comme des hôtes privilégiés. Si le peuple les surnommait la providence des pauvres gens, certains courtisans craignaient la ruine des finances publiques ; la reine leur répondit : « La main des pauvres, voilà bien la sûre et unique assurance des trésors royaux. Ce coffre-fort, les voleurs les plus habiles ne parviendront jamais à le forcer ! » Son ami et confesseur Thierri, son premier biographe écrivit : « Malcolm apprend de son épouse comment passer une nuit d'adoration. La ferveur du roi étonne. N'acquiert-il pas l'esprit de componction et le don des larmes, signe extérieur de repentir !... Constamment, la souveraine encourage son illustre époux aux œuvres de justice et de miséricorde aussi bien qu'à la pratique de toutes vertus chrétiennes. »

La chambre de la reine Marguerite était un véritable atelier tout rempli des ornements liturgiques qu’elle confectionnait avec de précieux tissus qu’elle faisait importer d’Italie. La nuit, après avoir pris quelque repos, elle se relevait pour prier, récitait les matines de la Sainte-Trinité, à quoi elle ajoutait celles de la Sainte-Croix ou celles de la Sainte-Vierge ;  souvent, elle disait aussi l’office des morts et lisait des psaumes avant que de dire des laudes. Au matin, elle faisait quelques charités, entendait une ou plusieurs des messes basses de ses chapelains, puis assistait à la messe solennelle.

« Elle gardait la plus rigoureuse sobriété dans ses repas, ne mangeant qu’autant qu’il fallait pour ne pas mourir, et fuyant tout ce qui aurait pu flatter la sensualité. Elle paraissait plutôt goûter que manger ce qu’on lui présentait. En un mot , ses œuvres étaient plus étonnantes que ses miracles : car le don d’en faire lui fut aussi communiqué. Elle possédait l’esprit de componction dans un degré éminent. Quand elle me parlait des douceurs ineffables de la vie éternelle, ses paroles étaient accompagnées d’une grâce merveilleuse. Sa ferveur était si grande en ces occasions, qu’elle ne pouvait arrêter les larmes abondantes qui coulaient de ses yeux ; elle avait une telle tendresse de dévotion, qu’en la voyant, je me sentais pénétré d’une vive componction. Personne ne gardait plus exactement qu’elle le silence à l’église ; personne ne montrait un esprit plus attentif à la prière. »

Réaliste et lucide, Marguerite d’Ecosse établit la religion, la justice et la paix, pour le bonheur de ses sujets, et ses contemporains lui rendirent un hommage unanime : « Si, dans tout notre pays, des Higlandes au Cheviot Hills, elle fonde églises, hospices et monastères, sa réalisation principale demeure celle du bienfait. » Sous son impulsion, Malcolm fit bâtir la cathédrale de Durham, fonda le monastère de la Trinité à Dunferline, et, avec l’accord du pape, créa les évêchés de Murray et Carthneff qui s’ajoutèrent aux quatre évêchés existants. Pour l'Ecosse, les vingt-et-une années de ce règne demeurent un âge d'or venu, dirent les vieux hagiographes, de ce qu’« Une source pure donne de belles eaux ; une sainte mère, une sainte reine, forment de belles âmes. »

En 1093, Malcolm III défendait l’Ecosse contre Guillaume le Roux8, fils de Guillaume le Conquérant, quand, le 13 novembre, à Alnwick (Northumberland), il fut tué au combat, avec son fils-aîné, comme la reine en eut le pressentiment : « Le jour même de la mort du monarque, la reine apparaît triste et pensive. Elle confie à ses suivantes : Aujourd'hui, ce 13 novembre, peut-être l'Ecosse est-elle frappée d'un malheur si grand qu'elle n'en éprouva pas de semblable depuis de longues années. Le quatrième jour (16 novembre), lors d'une accalmie de santé car elle est malade depuis six mois, la souveraine se fait porter dans son oratoire. De retour en ses appartements, la fièvre qui redouble et les douleurs qui augmentent, l'obligent à s'aliter. Les chapelains recommandent son âme à Dieu. Elle envoie chercher une croix. Marguerite embrasse délicatement le crucifix et forme à plusieurs reprises, sur elle-même, le signe sacré du salut. Ensuite, serrant la croix entre ses mains, la pieuse reine y fixe don regard et récite le Miserere ... Sur ce, arrive du front son fils Edouard qui croit prudent d'énoncer la pieuse restriction mentale : Malcolm se porte bien ! La reine réplique doucement : Certes, il se porte si bien que je vais vite le rejoindre là-haut. Et puis, tous les assistants, émus jusqu'aux larmes, écoutent la dernière prière de la moribonde : Dieu tout-puissant, merci de m'avoir envoyé si grande peine, à la fin de ma vie. Puisse-t-elle, avec votre miséricorde, me purifier de mes péché ! Seigneur Jésus qui, par votre mort, avez donné la vie au monde, délivrez-moi du mal ! Marguerite expira. Il y avait dans sa mort tant de tranquillité, tant de paix, qu’ on ne saurait douter que son âme ait été admise dans le séjour de l’éternelle tranquillité, de la paix éternelle. Chose prodigieuse ! son visage sur lequel la mort avait mis sa pâleur habituelle, reçut, après la mort même, une teinte si pure et si parfaite de rose et de blanc, qu’on eût pas dit que la reine était décédée, mais qu’elle dormait. »

On enterra la reine Marguerite dans l’église de la Sainte-Trinité de Dunfermline, contre l’autel, en face de la croix qu’elle avait plantée, où elle fut bientôt rejointe par son époux. Le 21 septembre 1249, le pape accorda une indulgence à qui visiterait l’église de Dunferline au jour de sa fête ; elle fut canonisée en 1251 par Innocent IV. A l'époque de la réforme protestante (1538), ses restes furent pieusement enlevés par les catholiques et transportés en Espagne où, pour les accueillir, Philippe II édifia une chapelle à l'Escurial. En 1673, à la demande instante du recteur de l'église romaine Saint-André des Ecossais, Clément X, proclama Marguerite patronne de l'Ecosse. A ce titre, ses clients, descendants des Pictes, des Scots et des Angles, vénèrent et invoquent dans une même prière  « le bon et pieux roi Malcolm, avec son épouse, la charitable Marguerite qui, tous deux, jamais les pauvres n'oublièrent. » Le chef de sainte Marguerite, donné à Marie Stuart, fut sauvé par un bénédictin qui le porta à Anvers (1597) ; on le donna aux jésuites écossais de Douai d’où il disparut à la Révolution.


1 Saint Edouard le Confesseur, né en 1002 et mort en 1066, fut roi d’Angleterre de 1042 à 1066. Guillaume le Conquérant et Harold II se disputèrent son héritage.

2 Malcolm III Canmore, né vers 1031 et mort en 1093, fut roi d’Ecosse de 1058 à 1093.

3 Dunfermline était une résidence royale où, en souvenir de son mariage, la reine Marguerite fit construire une église en l'honneur de la Sainte-Trinité, et, selon toute vraisemblance, y plaça trois moines envoyés de Cantorbéry par l'archevêque Lanfranc (avant 1089). Les fils de Malcolm et de Marguerite poursuivirent l'œuvre commencée : la grande nef romane, qui existe encore, fut construite sous Alexandre I°, mais c'est sous David I° que la fondation prit toute son ampleur : le roi obtint de Cantorbéry (1128) une nouvelle colonie de moines avec un abbé. L'église abbatiale fut consacrée en 1150. Elle fut longtemps, la nécropole des rois d'Écosse.

4 Edgard, déposséda l’usurpateur Donald VIII (1093-1097) et fut roi d’Ecosse de 1097 à 1107.

5 Alexandre I° le Farouche, fut roi d’Ecosse de 1107 à 1124.

6 Saint David I°, né vers 1084 et mort en 1153, fut roi d’Ecosse de 1124 à 1153.

7 Sainte Edith, dite Mathilde, épousa Henri I° d’Angleterre (1100) et mourut en 1118.

8 Guillaume II le Roux, né en 1056, fut roi d’Angleterre de 1087 à 1100.

 

à Squiffiec il y a du vent

 

mais cela semble sec ce matin

 

je vais me préparer pour la marche

 

hier soir j'ai fait des essais avec un nouveau logiciel photo je vous les présente

on peut faire des choses rigolotes

dommage qu'à chaque fois ce soit écrit en anglais

mais bon on y arrive quand même

le bisou

 

 

 

je reviendrais cet après midi

vous donner d'autres nouvelles

et vous montrer d'autres oeuvres!!!

bisous

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