la légende de la fée marithé

La légende de : « La fée Marithé »

Au pays de Squiffiec,

il y avait naguère plus de fées

dans la vallée du Trieux,

que de cheminées dans le village.

Un soir de pleine lune,

les fées, un peu dévergondées

se mirent à danser le « laridé »,

encore appelé la « danse des sureaux ».

Vint à passer, sous les coups de minuit,

douze beaux et jeunes garçons.

Éblouis par le spectacle,

les « minets » s'arrêtèrent.

Ils s'en revenaient du fest noz

de Pommerit Le Vicomte

où ils avaient bien tenu la buvette

et avaient un peu dansé la « gigue ».

Ils avaient abusé du « chouchen »

et étaient « bien chaud de boire ».

Les « jeunes fous » décidèrent d'inviter

les belles fées de Squiffiec

à danser la polka piquée.

Mais au cours de la danse endiablée,

les fées, avec à leur tête , la belle Marithé, entrèrent en fureur,

en s'apercevant que les garçons

avaient le souffle court et les jambes de laine.

La belle Marithé et ses copines

décidèrent que d'un coup de baguette magique,

en bois de sureaux,

ces « jeunots » deviendraient de gros matous

et qu'il y en aurait six noirs et six roux.

Les « pôvres » gars

ne s'attendaient pas à un tel sort.

Ils miaulaient, miaulaient de désespoir

et de détresse.

Pas facile de finir ainsi.

La belle Marithé qui avait le béguin

pour un certain Amédée

transformé en « Avel le chat roux »

décida en accord avec ses copines

de lever le maléfique sort.

Les fées promirent aux farauds

de les rétablir dans leur forme première,

aussitôt qu'ils auraient filé pour chacune d'elles, un manteau d'or et une robe d'argent tissé

dans le mica de la « plage » de Squiffiec .

La tâche de ces malheureux fut longue.

Certains en sont encore a tissé la robe ….

La légende dit qu'Amédée ne fut pas le premier

a terminé sa besogne

mais que Marithé l'attendit durant quinze années,

pendant lesquelles « Avel le Roux » fut dorloter!!!!!

Vous ne verrez jamais de chats roux ou noirs,

se promener sur l'aire de repos

par soir de pleine lune!!!!

Vous ne verrez jamais des « jeunots »

de Pommerit Le Vicomte danser la gavotte

avec les fées du Trieux .

Par contre vous verrez

certaines grands mères de Squiffiec

caresser avec amour

leurs chats roux

et d'autres jeunettes

adorer plus que tout, leur petit chat noir.....

 

Allez savoir, si derrière ces matous ,

ne se cachent pas de vrais princes charmants !!!

Croire en la légende ça rassure !!!

Foi de bretonne!

 

Amtealty Bougnen

 

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