les conquérants


Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

 José Maria de Hérédia

 Enriqueta voulait une poésie  de notre enfance  que nous pouvions reciter presque par coeur

 moi je ne me rappelle plus d'une  en entier!!!

mais mon tad coz de mari, lui en connait plusieurs !!!

j'ai choisi celle ci parce que c'est celle par laquelle il commence quand on lui demande une poésie

 moi aussi je l'ai apprise mais à part la première strophe

je ne peux la réciter sans aide

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Date de dernière mise à jour : 03/09/2014