MAEL ILLIEN, et le foot

Prets a encourager le fiston a droite passe par la 2276126Dimanche 1e r mars, fin d'après-midi, au Faouët, près de Pontrieux. Les grands-parents et parents de Maël Illien ont le sourire. Ils viennent de vivre en direct, sur internet, la victoire en championnat (CFA) de l'US Concarneau face à la réserve pro des Girondins de Bordeaux. Comme une mise en jambes avant le quart de finale de la Coupe de France face au grand voisin guingampais, le club de coeur.

En dix ans passés à En Avant, il en aura vécu des moments fabuleux. Des souvenirs, il en aura donné à ses parents, en tribune ! Lui, c'est Maël, le cadet des Illien. Le fiston de Fabienne et Daniel, des passionnés de ballon rond. À quelques heures du quart de finale de la Coupe de France entre les Thoniers concarnois et les pros Guingampais, les souvenirs défilent dans la maison familiale du Faoüet. On se repasse volontiers les matchs de CFA, sous la houlette de Jacques Cadran. Comme les deux dernières saisons en Rouge et Noir, avec Coco Michel, en CFA2.

Paul Le Guen et le PSG



« S'il fallait retenir quelques moments de cette période, je citerais bien sûr l'ambiance des tournois de jeunes, puis plus précisément un match de CFA joué face à la réserve du PSG sous les yeux de Paul Le Guen, ainsi que le titre de Champion de France des 19 ans obtenu en 2008 », raconte Daniel, papa de Maël. Cette belle période guingampaise s'est terminée en 2012. Maël, pas encore tout à fait remis d'une grave blessure, n'avait pas tapé dans l'oeil de Jocelyn Gourvennec, le nouvel entraîneur guingampais. Il a donc fallu tourner la page et rebondir.

« Des pros qui n'ont pas eu de chance »



Équilibré, bien dans sa tête, soutenu par les siens, Maël trouve les ressources morales pour traverser cette période difficile. L'US Concarneau lui propose un projet sérieux qui lui permet de continuer à jouer à un bon niveau (CFA) tout en reprenant ses études à l'IUT de Quimper. Aujourd'hui, Maël prépare une licence et travaille en alternance au Crédit Agricole. « Tout va bien pour lui, il a trouvé un équilibre mais son emploi du temps est chargé car il doit concilier ses études, son travail, le football et sa vie privée » observe Fabienne, sa maman. À Concarneau, Maël devient un élément moteur du dispositif de Nicolas Cloarec, son coach, pour qui « les joueurs de CFA, ce sont des joueurs pros qui n'ont pas eu de chance ». Ce n'est pas l'excellent parcours des Thoniers en Coupe de France qui viendra le contredire ! « Nous vivons des moments fabuleux. À Croix, lors des 8es de finale, nous avons fêté tous ensemble la qualification, c'était quelque chose d'énorme ! », s'enthousiasme Fabienne avec une vidéo à l'appui enregistrée sur le portable de Daniel. Un déplacement mémorable et une qualification historique pour un quart de finale de Coupe de France.

« Guingamp m'a beaucoup apporté »



Clin d'oeil du destin, Maël retrouve une nouvelle fois son club formateur après avoir frôlé l'exploit l'an passé. « Ce que je vis dans cette compétition est génial. À En Avant, je ne jouais jamais la Coupe de France. Ici, j'évolue en équipe fanion, je découvre la relation avec le public. L'engouement des gens et des dirigeants pour cette épreuve est exceptionnel et jouer devant 19.000 personnes dans un stade de Ligue 1, c'est forcément top ! », raconte Maël qui ne fait pas de fixation sur En Avant.



« Désormais, la page est tournée pour moi. Je n'ai aucun sentiment de revanche, au contraire, Guingamp m'a beaucoup apporté dans mon parcours. Mais aujourd'hui je ne suis pas l'ancien joueur guingampais mais le joueur de Concarneau », affirme Maël.

« Supporters d'En Avant mais pourvu que Maël gagne ! »




Ses parents sont du même avis, le travail de deuil du club guingampais est désormais terminé. Et même si un club plus huppé comme le PSG, Monaco ou Saint-Étienne aurait peut-être eu une préférence pour Daniel, il reste persuadé que l'exploit est possible. « Ça va être chaud au Moustoir. On sera au top pour encourager notre " Breizh Illien " ! » Quelques collègues de travail ou amis guingampais n'hésitent pas à chambrer gentiment : « C'est bien pour Maël mais pourvu que Guingamp gagne ! » La réponse est immédiate : « On est aussi supporteur de Guingamp mais pourvu que Maël gagne ! » Maël n'en pense pas moins. « Guingamp, c'est mon club de coeur. Avec mes potes du Faouët, on est les premiers à les encourager, mais c'est clair que là, on espère bien que leur aventure s'arrêtera jeudi (demain NDLR). Il va falloir assumer notre parcours. On a acquis de l'expérience, on n'a pas à avoir peur. Ce n'est pas un match de prestige, il y a une qualification pour une demi-finale en jeu, on va tout donner ».

 

 

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Date de dernière mise à jour : 05/03/2015