edwige et la rentrée

Edwige et la rentrée

 

Septembre comme un sou neuf brille

Rentrée des classes oblige

Il a l’humeur gaie d’un berger

Qui garde ses blanches brebis

Parmi elles Edwige

Nez qui coule, yeux embrumés

Que l’on mène au supplice

Cette cour d’école

Aux mioches apeurés

Qui de leur maman font le sacrifice

Le temps d’un autre regard, d’une autre parole

Ceux de la maîtresse sur elle penchée…

Qu’il est difficile

A trois ans à peine

De changer de bras, d’ombrage

De côtoyer d’autres petits êtres fragiles

Dont on vient de briser la chaîne

Qui les rattachait au doux corsage

De leur mère chérie…

Mouchée la morve sale

Essuyées les chaudes larmes

Petit à petit

Le chérubin apprivoise tant bien que mal

L’endroit et ses charmes

Ses nouveaux camarades de jeu

Et l’adulte sur ses talons

Cette bienveillante maîtresse…

Enfin l’ange tombé du paradis se sent mieux

Son petit cœur qui faisait des bonds

Résigné s’apaise dans la promesse

Qu’il retrouvera sa sainte maman

A la cloche du soir,

Pour l’heure assise là

Edwige mon enfant

Il te faut écouter les belles histoires

Dont toujours tu te souviendras…

 

 

 

jill bill

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