la déesse blanche

La déesse blanche

 

Elle se hisse au dôme de la nuit

Sans nul bruit

A la suite du dieu Râ en or

Qui abdique à la fin du jour encor

Le teint pâle d'une noctambule

Qui s'éveille au crépuscule

Avec sa cour brillante

Couronne d'étoiles parfois filantes

Pour dames de compagnie

Telle un vampire qui la lumière fuit

Elle se plait au firmament d'ébène

Je la nomme déesse blanche cette reine

Lui parle de mes amours défuntes

Ici bas plus qu'une empreinte

Ames envolées dans la nuit

Pour moi devenues diamants aux cieux qui brillent

Dès que tombe le soir

Elle beauté blême qui au miroir

Des eaux de l'océan endormi se mire

Elle sait combien je soupire

En les voyant à ses côtés, elle blonde et nue

Les nuits sans voile je l'admire tant et plus

Sur le tétin de la dune qui m'élève

Et me porte à son regard moi petite Eve

En devenir d'une étoile à sa cour

Au dernier souffle de mes jours...

Jill Bill

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