le suc du poète

Le suc du poète

Boulimique cerveau malade

Recrache telle une gargouille

Ses «o» bssessions de la nuit blanche

A l'aube bâillant encore

Sur une chandelle coulant ses larmes de cire

Ma plume apothicaire se doit

De me guérir au plus vite

De mots brassés dans la matière grise

Emotions, peines ou joies

Remplissent alors ma page à l'encre marine

Un café noir à réveiller un mort

Une blonde cigarette

Et l'écluse des mots s'ouvre

Du titre premier au point final

Le répit ne viendra seulement

Que lorsque tel le chasseur

La bête ici littéraire soit couchée

Au soleil rouge mourant

Et la regardant dans son sang d'encre

Mes lèvres laissant échapper

Un soupir de soulagement

Je vous la donnerais au matin en pâture...

JILL BILL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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