françois le bihan

Depuis que je suis à Squiffiec j'ai écouté , les anciens , les moins vieux et les plus jeunes

me raconter la vie peu banale de certains de mes concitoyens.

Dans ces discussions, j'ai entendu parler d'un enfant du pays,

un vrai gars de Squiffiec

et je vais à ma manière, avec mes mots vous conter l'histoire de ce Squiffiècois,

que je n'ai pas eu la chance de rencontrer mais dont la courte vie m'a passionnée.

C'était il y a environ soixante quatorze ans, dans les Côtes du Nord,

( depuis nous avons perdu le Nord mais trouvé l'Armor) .

Le 16 avril 1935, naissait à Squiffiec, dans la famille Le Bihan, un garçon nommé François.

En ce temps là, les mamans accouchaient à la maison

et il y eut du coup dix bébés à naître à Squiffiec.

 Jeanne Louise, sa maman ainsi qu'Emile son papa, habitaient dans la maison qu'occupe actuellement Denise "sa petite soeur".

Ses parents tenaient dans cette demeure, une recette buraliste(vente de tabac, laisser passer...)

 A l'école communale de Squiffiec, il a avec certains d'entre vous appris à lire , à écrire, à compter,

ceci jusqu'au certificat d'étude.

Ses maîtres  d'écoles ont été Monsieur Monnier, Monsieur Henry.

Ses fonds de culottes il aimaitaussi les user sur la selle de son vélo, c'était une de ses passions.

 A près le certif il partit pour l'école maritime de Paimpol,

il a même navigué pendant un an mais le mal de mer fut plus fort que lui

et il revint vite à Squiffiec.

 Un C.A.P serrurier en poche, il travailla dans l'entreprise Jacq,

chez   René et Anna si vous préférez.

Ses passions étaient nombreuses:

la pêche où il excellait;

la chasse:

son meilleur score, ouvrez bien les yeux:

deux cent cinquante trois pigeons durant une seule saison de chasse,

j'en suis sûr mes informateurs sont crédibles:

"pas chasseur donc pas menteur".

(Excusez- moi messieurs les chasseurs, c'est juste un peu d'humour. )

 Dès son plus jeune âge, il avait toutes les qualités et des dispositions certaines

pour devenir un grand champion.

L'amour du vélo allié à ces dernières devait très vite l'aider à y parvenir.

  François  commença la compétition à l'âge de dix neuf ans.

 Gustave Le Fave et son alter -ego Fernand Trochel , chevilles ouvrières du cyclisme guingampais à la section d'En Avant , sont sur les dents de pignon. Amoureux de la petite reine, ils consacrent leurs dimanches à longueur d'année aux futurs espoirs ..

Son entraîneur fut le tès populaire Fernand Trochel,

 que beaucoup d'entre nous ont connu.

François courait à cette époque sous les couleurs de l'E.A.G,

puis il partit à l'U.C.B, un club de Saint Brieuc.

Son plus grand club fut bien  évidemment:

l'équipe Mercier où il fut pro pendant trois années, de 1960 à 1963, il avait alors vingt cinq ans.

 

 Son meilleur supporter fut son frère Alain.

Celui-ci à cause de la différence d'âge, et parce que leur père  avait été tué à l'âge de quarante quatre ans dans un accident, considérait François, comme le père qu'il n'avait plus.

Il était, et à juste titre, très fier d'être le petit frère de ce coureur,

tout autant que cette jeune fille,

qui racontait à ses copines que c'était grâce au lait,

que ses parents fournissait à Madame Le Bihan pour préparer des laitages à son champion de fils,

que François gagnait.

Nous avons confiance en ses dires.

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