une aube de douceur s'éveille

 

(1863-1932)

Charles LE GOFFIC

Une aube de douceur s'éveille sur la lande

Une aube de douceur s'éveille sur la lande :
Le printemps de Bretagne a fleuri les talus.
Les cloches de Ker-Is l'ont dit jusqu'en Islande
Aux pâles " En Allés " qui ne reviendront plus.

Noirs aussi qui vivons et qui mourons loin d'elle,
Loin de la douce fée aux cheveux de genêt,
Que notre cour au moins lui demeure fidèle,
Renaissons avec elle à l'heure où tout renaît.

Ô printemps de Bretagne, enchantement du monde !
Sourire virginal de la terre et des eaux !
C'est comme un miel épars dans la lumière blonde :
Viviane éveillée a repris ses fuseaux.

 

CHARLES LE GOFFIC

 

Romancier, historien, historien de la littérature, poète et critique littéraire Biographie

Né à Lannion, le 14 juillet 1863.
Charles Le Goffic hérita tôt de son père, libraire imprimeur, le goût des lettres. Ayant obtenu son agrégation, il entreprit d’abord une carrière dans l’enseignement, en poste successivement à Gap, à Évreux, à Nevers, puis au Havre.

En 1886, il fonda avec Maurice Barrès une revue littéraire, Les Chroniques, puis fit publier plusieurs recueils de poésie et des romans, parmi lesquels on peut citer : Amour breton, Le Bois dormant, Le Pardon de la reine Anne, Le Treizain de la nostalgie et du déchirement, La Visite nocturne, La Double Confession, La Payse, Morgane, Passions celtes, Ventôse, Le Pirate de l’île Lern, L’Abbesse de Guérande, L’Illustre Bobinet, Madame Ruguellon, La Tour d’Auvergne, Les Amours de la Tour d’Auvergne, Les Contes de l’Armor et de l’Argoat, Quelques ombres, Brocéliande. On lui doit enfin quelques pièces de théâtre : Le Sortilège, Dernière bataille, Sans nouvelle, Le Pays, Marie-Reine, et quelques études critiques sur Racine, La Versification et la Littérature du XIXe siècle, et sur Les Poètes de la mer.

Amoureux de sa Bretagne natale, Charles Le Goffic la célébra à travers toute son œuvre.
Il fut élu à l’Académie française le 22 mai 1930, au fauteuil de François de Curel, fauteuil auquel il s’était présenté l’année précédente, lors d’une élection blanche. Après deux tentatives infructueuses en 1923 au fauteuil Capus, c’était la quatrième candidature de Charles Le Goffic. Il obtint cette fois-ci 20 voix, contre 8 à Francis de Croisset, et 8 au duc Maurice de Broglie. Henry Bordeaux, qui le reçut le 4 juin 1931, l’accueillit par ses mots : « Toute la Bretagne veut entrer ici avec vous ».
Dans La Vieille Dame du quai Conti, le duc de Castries précise que Charles Le Goffic devait mourir de son succès : le vieil homme, fatigué par ses nouvelles obligations officielles, ne devait survivre en effet que quelques mois à sa réception officielle.
Mort le 12 février 1932

 

       

 

 

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Commentaires (1)

1. jill bill 25/03/2010

Mourir de son sucès ou mourir d'indifférence... Ici Charles le Giffic visiblement est décédé célèbre et laisse à la Bretagne ses plus belles pages que je ne connaissais pas, billet qui ne laisse pas indifférent !! Bon jeudi amtealty signé JB

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